Revue de Presse du 7 mai 2018

Macron : des ristournes du candidat aux croquettes du Président

Mediapart commence à s’interroger, fin avril, sur « d’importantes ristournes » accordées à l’équipe du candidat Macron par le prestataire événementiel GL Events lors de la campagne présidentielle. La société, citée dans les Panama Papers, avait déjà été épinglée quelques années auparavant pour son recours à des travailleurs étrangers détachés pour l’organisation des universités d’été du Parti Socialiste. Le média d’investigation tire ses informations de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) qui s’était penchée sur différentes réductions accordées par la GL Events à l’équipe Macron pour  des taux de réduction allant de 25% à 50%, voir même jusqu’à la gratuité pure et simple. La société, dirigée par Olivier Ginon, proche du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, avait justifié ces réductions à la CNCCFP en les qualifiant de promotions « normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle« .

L’Élysée riposte dès le lendemain des révélations de Mediapart en communiquant au Parisien sur les dépenses personnelles du président Macron, dont ce dernier assumerait la charge totale, payant par exemple sa propre taxe d’habitation et jusqu’aux croquettes de son chien Némo… « On comprend mal comment le couple Macron a déjà pu payer la taxe d’habitation de l’Élysée, n’ayant emménagé dans le Palais qu’en mai 2017 », de rajouter la rédaction de France Culture en commentaire.

Le 3 mai, le journaliste Atton Rouget renchérit avec un nouvel article indiquant que l’équipe d’Emmanuel Macron avait bien conscience des risques encourus, citant un mail interne tiré des Macron Leaks et rédigé par le trésorier d’En Marche : « J’attire ton attention sur un point critique suite à notre conversation d’hier : la prise en charge gracieuse par un tiers, les ristournes ou cadeaux, les chambres/salles offertes, et surtout la prise en charge par une entreprise comme tu me l’indiquais initialement sont strictement interdites par la loi. »

Enquêtes préliminaires ouvertes dans deux communes

À Paradou, c’est à 3 ans de prison, dont 18 mois ferme, que l’ancien maire de cette commune des Bouches-du-Rhône a été condamné, comme le rapporte Marsactu. L’élu, Jean-Hilaire Seyverac, avait modifié les règles d’urbanisme de sa commune précédant la vente de plusieurs terrains pour un bénéfice de 2 millions d’euros.

Le Canard Enchaîné relate également le contrôle de l’ancien ministre de la Justice, Dominique Perben par les douanes françaises à la frontière franco-suisse, en septembre dernier. Ce dernier était en possession de la somme de 15.000 euros en liquide. L’usage aurait demandé une enquête sur la provenance des fonds, mais l’ancien ministre a simplement écopé d’un PV pour ces coupures non-déclarées…

Toujours dans le Canard, le public aura aussi pu s’étonner de voir le député Olivier Dassault, ex-président du conseil de surveillance du groupe industriel Dassault, cité dans les Paradise Papers, rejoindre la Fondation Interpol. Mediapart dresse le portrait des membres anciens ou actuels de la fondation et interroge les liens entretenus par celle-ci avec l’agence policière internationale du même nom, chargée de lutter contre la criminalité financière.

Enfin, le Parquet National Financier a ouvert deux enquêtes préliminaires dans deux communes françaises. La première se penche sur des soupçons de financement illégal du Parti Communiste via un organisme de formation opaque et sur lequel Mediacités s’est renseigné, à Grivors dans la région lyonnaise. La seconde porte sur un système illégal de malversation d’indemnités d’élus en place depuis trente ans à Brest et révélé par Le Telegrame.

Alexandre Brutelle

 

 

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