Revue de Presse du 6 avril 2018

Suite des affaires pour Sarkozy, Navarro et Gaudin

Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 22 mars dernier au terme de deux jours de garde à vue, ce dans le cadre d’une enquête sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime du dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Un dossier largement révélé au cours des dernières années par le travail d’enquête du site Mediapart, que l’ancien président français a accusé de calomnie et de production de faux documents sur le plateau de TF1. Une défense mise à mal par le journaliste Fabrice Arfi, membre de Mediapart et co-auteur du livre Avec les compliments du guide, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur RFI. Cette affaire constitue l’un des 8 dossiers de justice en cours où l’ancien président Nicolas Sarkozy est cité. Ce dernier a d’ailleurs été renvoyé en correctionnelle dans le dossier dit des « écoutes », le 29 mars dernier, pour corruption et trafic d’influence.

Le sénateur de l’Hérault Robert Navarro, membre du groupe parlementaire LREM, a vu sa condamnation pour abus de confiance ainsi que celle de son épouse confirmées par la Cour d’Appel de Montpellier. Le couple avait détourné près de 85.000 euros des caisses de la fédération du Parti Socialiste de l’Hérault. L’élu a encore la possibilité de se pourvoir en cassation.

À Marseille, une enquête préliminaire portant sur la gestion de la ville et initialement conduite par le parquet local a été confiée au Parquet National Financier. La justice interroge notamment la gestion de plusieurs services de la ville par Jean-Claude Gaudin, maire LR de Marseille depuis 1995. L’enquête est actuellement instruite pour faux, usages de faux et détournements de fonds publics ; les sites Mediapart et Marsactu y ont consacré un dossier le 6 avril dernier.

Élus locaux : mises en examen et condamnations

L’ancien adjoint au maire de Pontoise, Yannick Bethermat, a été condamné pour le détournement de fonds d’une association d’enfants handicapés pour un montant de près de 150.000 euros. Il écope d’un an de prison avec sursis  et 10.000 euros d’amende. L’élu devra également rembourser la somme de 120.000 euros à l’association.

L’ancien maire d’Angoulême, Jean-Michel Boucheron, a été jugé pour fraude fiscale et organisation d’insolvabilité le 27 mars dernier. Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 20 000 € d’amende, ainsi qu’à la privation de ses droits civils, civiques et familiaux pour une durée de 3 ans.

Les élus de l’opposition de la commune du Chesnay ont déposé trois plaintes touchant à l’emploi de la femme du maire, Anne Père-Brillault. Cette dernière a été embauchée comme directrice de la communication de la commune. L’opposition accuse son époux, Philippe Brillault, de prise illégale d’intérêts et complicité pour l’emploi de sa femme. En outre, ils le poursuivent pour abus de bien sociaux pour les frais d’avocats engagés (15 000 euros) par la commune dans le cadre de ce dossier.

Stéphane Sieczkowski-Samier, plus jeune maire de France dans la commune d’Hesdin, a été mis en examen pour écriture de faux, usage de faux et prise illégale d’intérêt, le 6 février dernier.

Jean-Marc Nicolle, maire Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a été mis en examen pour détournements de marchés publics. L’élu aurait touché des commissions illégales sur des contrats publics afin de financer son addiction aux jeux.

Laurent Marcangeli, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête judiciaire pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux en cours depuis 2016.

 

Sebastie Mastrandréas et Alexandre Brutelle

 

Ce site utilise des cookies afin d'établir des mesures d'audience. Votre navigation sur le site vaut pour accord. En savoir plus / Refuser

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer